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Une interview de Claude Lévi-Strauss (archives INA), dont on fête aujourd’hui le 100ème anniversaire, montre l’intérêt profond que cet arrière petit fils d’un grand musicien collaborateur d’Offenbach, Isaac Strauss, éprouve pour la musique. Cette dernière nourrit sa pensée, l’aide à construire ses ouvrages, l’obsède lorsqu’il s’exile au fond de la forêt amazonienne.
Dans son livre “Tristes tropiques”, il a structuré son livre comme un opéra. Il a suggéré en 1955 “que le mythe était d’un autre ordre que le langage pensé, ce qui a fait scandale”. Il fait une analogie entre la lecture du mythe et une partition de musique. (INA)
Voici une autre interview (texte) de Lévi-Strauss sur son rapport à la musique : “La voix compte plus que la parole”, et sa biographie ici
Wagner : dans le deuxième acte de Siegfried, le héros, étendue sur le sol, écoute la forêt murmurer.
Joyeux anniversaire Monsieur Lévi-Strauss !
Deux neurobiologistes zurichois, Richard Hahnloser et Georg Keller, ont découvert récemment quelles sont les cellules nerveuses qui, chez les oiseaux, participent à l’apprentissage du chant.
“Les oiseaux chanteurs connaissent, comme les êtres humains pour la langue, une phase d’apprentissage du chant. Les jeunes pinsons zébrés apprennent en effet à chanter en suivant les leçons d’un maître, le plus souvent leur père.
Au cours de cette phase d’apprentissage, il est indispensable que le jeune oiseau soit en mesure de comprendre son propre chant, c’est-à-dire soit capable de le contrôler et de le comparer au modèle qu’il vient d’entendre. Il fait ainsi passer son chant dans des circuits neuro-accoustiques spécialisés. Le jeune oiseau, alors même qu’il est en train de chanter, doit encore être capable, simultanément, de reconnaître les bruits provenant de son environnement.”
L’article de l’Express rappelle aussi que “la capacité de faire la différence entre les sons qui devraient être émis et ceux qui le sont effectivement est en effet la base sans laquelle tout apprentissage du chant ou d’une langue est impossible”, et que “les oiseaux font partie des rares espèces avec les hommes, les primates, les baleines et les chauves-souris à disposer de capacités vocales différenciées.”
De quelques oiseaux dans la musique classique :
Olivier Messiaen sur les oiseaux
Le Rossignol de Stravinsky, avec l’oiseau Natalie Dessay









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