Il semble que ce soit une première !
Un Stradivarius, fabriqué à Crémone en 1717 est mis au enchères sur le web jusqu’au 31 Octobre 2008. « Il est inhabituel qu’un tel instrument soit vendu lors d’une enchère publique », lance Jason Price, directeur de la société de ventes aux enchères en ligne ­Tarisio.
L’instrument est l’un des soixante violoncelles encore existants qui aient été créés à l’âge d’or du ­maître luthier italien. Et puis, c’est le Fleming, du nom d’une des plus illustres instrumentistes britanniques des années 1950-1960 à qui il a appartenu, ­Amaryllis Fleming. Celle-ci est aussi la demi-sœur de l’auteur de James Bond, Ian ­Fleming.

Sa famille vend aujourd’hui cette pièce rare au profit du Royal College of Music (RCM) de Londres où Fleming étudia et enseigna par la suite. Il est expertisé à plus de 1,4 million d’euros, malgré la restauration de certaines de ses pièces. Et Simon Morris, un des res­pon­sables chargé de sa vente,  espère que cette pièce sera acquise par un instrumentiste plutôt qu’un simple collectionneur : « Ces instruments, rares, ont besoin d’être joués. En outre, la relation entre un violoncelle et son musicien est si intime que l’instrument restitue l’état d’esprit, la personnalité de cette personne. Et cela nourrit sa valeur. »


Le dos du Fleming


The mystery of the Stradivarius part 1

l’article du Figaro, une bio du célèbre luthier de Crémone
video avec l’altiste Antoine Tamestit, qui parle avec amour de l’alto Stradivarius qui lui a été confié.